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Par Théo  Laurent

Bronchiolite chez les bébés: Pourquoi déconseille-t-on maintenant le clapping?

Avez-vous déjà entendu parler de la kinésithérapie respiratoire pour les nourrissons ? Cette pratique, qui inclut notamment le clapping, a longtemps été utilisée pour traiter des affections respiratoires chez les bébés. Cependant, les récentes directives de la Haute autorité de santé ont changé la donne. Découvrons ensemble pourquoi ces techniques ne sont plus recommandées et ce qui est désormais conseillé pour prendre soin de la santé respiratoire de nos tout-petits.

Comprendre la bronchiolite chez les nourrissons

La bronchiolite est une infection respiratoire très contagieuse qui touche principalement les nourrissons de moins de deux ans, avec un pic notable entre octobre et février. Chaque année, environ 450 000 cas sont recensés, marqués par des symptômes tels que des difficultés à déglutir, une toux persistante, des gênes respiratoires, de la fièvre et de la fatigue. Face à de tels symptômes, il est crucial de laver le nez du bébé régulièrement, environ trois fois par jour, et de rester attentif à l’évolution de son état. En cas de complication, un pédiatre peut être amené à prescrire des antibiotiques.

La kinésithérapie respiratoire en question

Traditionnellement, la kinésithérapie respiratoire chez le nourrisson comprend des techniques spécifiques pour faciliter l’expulsion des sécrétions bronchiques. Cela peut inclure des massages ou des mobilisations douces du corps. Mais en novembre 2019, la Haute autorité de santé a émis des recommandations claires contre l’utilisation de ces pratiques pour les bébés atteints de bronchiolite aiguë, soulignant un manque d’efficacité prouvé et des risques potentiels.

Les raisons derrière le retrait du clapping

Le clapping, qui implique des percussions douces sur la cage thoracique du bébé pour déloger les mucosités, est interdit en France depuis 1994. Cette technique a été jugée non seulement inefficace mais également dangereuse, pouvant causer des subluxations costales ou des irritations nerveuses. La décision de 2019 de la Haute autorité de santé renforce cette position en déconseillant toutes les formes de kinésithérapie respiratoire pour les nourrissons de moins de 12 mois atteints de bronchiolite.

Alternatives et préventions modernes

Malgré l’évolution des recommandations concernant la kinésithérapie respiratoire, il existe des alternatives pour la prise en charge des pathologies respiratoires chez les jeunes enfants. Depuis 2023, un anticorps monoclonal préventif, le nirsevimab (Beyfortus®), est proposé en France pour tous les nourrissons afin de prévenir la bronchiolite à VRS. Cette avancée représente un grand pas en avant dans la protection des plus petits contre cette infection respiratoire courante.

Quand envisager la kinésithérapie respiratoire ?

Il est important de noter que la kinésithérapie respiratoire peut toujours être pertinente pour certaines conditions médicales spécifiques chez les nourrissons, telles que les pathologies respiratoires chroniques ou certaines malformations. La décision doit toujours être prise par un pédiatre, qui évaluera les bénéfices potentiels au cas par cas, dès la naissance si nécessaire.

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La santé de nos nourrissons est primordiale et évolue avec les avancées médicales et les nouvelles recommandations. Restez informés et consultez toujours un professionnel de santé pour les soins de vos enfants.

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